Top 5 des leviers d'optimisation énergétiques des bureaux

18/01/2023
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Aujourd’hui plus que jamais, la transition énergétique est une priorité en France. La volonté de devenir indépendants des énergies fossiles et de réduire drastiquement notre consommation d’énergie s’est en effet accélérée par le conflit ukrainien.

C'est en tous cas dans ce sens que le plan de sobriété énergétique annoncé en juin par la Première ministre Elisabeth Borne et la ministre de la Transition énergétique Agnès Panier-Runacher a fixé ces objectifs pour 2050.

28 ans ça peut paraître long, mais il n’y a en réalité pas de temps à perdre. Et pour cela, ce sont toutes nos habitudes et nos comportements qui doivent être changés durablement, tant au domicile qu’au bureau.

Les bureaux sont des lieux de travail très consommateurs d'énergie. Pour améliorer l'efficacité énergétique des bureaux et réduire leur empreinte carbone, voici les cinq principaux leviers d'optimisation à prendre en compte :


1-Le chauffage


Le chauffage représentant en moyenne 56% des dépenses énergétiques totales, il est donc important d’agir en premier lieu sur ce poste de dépenses.

Premièrement, il est recommandé de veiller à ce que les bâtiments soient bien isolés pour éviter les pertes de chaleur en hiver et la surchauffe en été. Cela peut se faire en utilisant des matériaux isolants performants et en effectuant régulièrement des inspections pour s'assurer que l'isolation est en bon état.

Le plus important est de s’équiper d’un thermostat, permettant d’optimiser sa consommation d’énergie et donc de réaliser des économies en ajustant efficacement la température du bâtiment. Par exemple, en baissant le thermostat d’1°, vous pourrez réaliser entre 5 à 10% d’énergie.

Le code de l'énergie de 1978 impose une limite pour le chauffage des foyers et des entreprises de 19 °C. En théorie, vous pourriez même risquer une amende de 1 500 €.

Il s'agit ici d'une valeur moyenne, que l'on peut atteindre en baissant la température la nuit par exemple.

Bonus : Si le travail à effectuer ne nécessite pas de mouvement mais uniquement une activité mentale, le bureau doit être chauffé entre 21 °C et 24 °C selon la réglementation.

A l'inverse, si le travail nécessite des mouvements, la température idéale est de 19°C.


2-La climatisation


Si la climatisation peut s’avérer bien utile voire indispensable (surtout lorsqu’on voit que l’on est de plus en plus exposés aux canicules), elle est en fait très énergivore.

Pour avoir une idée, l'utilisation de la climatisation peut représenter jusqu'à 20 % de la consommation d’énergie d'une entreprise.

Dans une optique de sobriété énergétique, il est donc très important de limiter au maximum son utilisation. Penser à ouvrir les fenêtres pour aérer, même la nuit si possible lorsque les températures sont au plus bas.

Bonus : La climatisation ne devrait pas être à plus de 4° en dessous de la température ambiante, tout en veillant à ne pas descendre en dessous de 26°.


3-L’éclairage


L’éclairage est le deuxième poste le plus important dans la facture énergétique des entreprises, après le poste thermique. Il représente à lui seul 10% de la consommation totale.

Mais on se rend compte que 80% des installations d’éclairage dans le tertiaire sont obsolètes, souvent datant souvent de plus de 20 ans. Et c’est donc une vraie perte énergétique !

A cela vient s’ajouter l’utilisation de ces éclairage ; il paraîtrait que plus de 70% de la consommation d’énergie de l’éclairage intérieur de bureaux soit consommée pendant la journée. Il conviendrait donc de veiller à n’utiliser de lumière que lorsqu’elles sont vraiment nécessaires, et de bien penser à les éteindre lorsqu’elles deviennent inutiles.

Pour réduire cette consommation, le mieux est d’investir dans des systèmes de gestion comme des détecteurs de présence par exemple (intérieurs et extérieurs). Des installations qui pourraient mener à une économie de 70% sur ce poste de consommation.

Bonus : Il existe bien d’autres actions permettant une économie d’énergie comme la favorisation d’ampoules LED, un système d’extinction des lumières dans tout le bâtiment le soir, mais aussi l’aménagement des bureaux ; une peinture blanche donnera plus de clarté à la pièce, mais aussi l'aménagement des bureaux (bien exposés par rapport aux fenêtres par exemple).


4-L’équipement informatique


Autre grande source de consommation énergétique dans les bureaux : les équipements informatiques.

Alors même s’il peut paraître difficile d’agir sur ce poste, il y a quand même quelques petites astuces à connaître.

Tout d’abord, il faut savoir qu’un ordinateur en veille consomme 20 à 40% d’énergie que lorsqu’il est en marche.

Pour réduire cette consommation, il est important de veiller à débrancher son ordinateur lorsqu’on n’est pas au bureau. Puisque même éteint, il consommera quand même de l’électricité. Dans ce sens, les multiprises avec boutons peuvent être plus pratiques.

L’utilisation même des ordinateurs peut elle aussi être optimisée dans ce sens.

Voici quelques astuces :

-limiter les recherches dans les moteurs de recherches et donc utiliser la barre de favoris, l’historique …

-trier ses mails régulièrement, puisque leur stockage demande aussi beaucoup d’énergie

-les pièces jointes envoyées doivent être aussi légères que possible

-lors de réunions, la caméra doit être allumée que si réellement nécessaire

-l’utilisation de moteurs de recherches écologiques est vivement recommandée (Ecosia, Ecogine, Lilo …)

Bonus : L’optimisation de la consommation liée aux appareils informatiques passe aussi par l’installation d’équipements multifonctions ; par exemple, une imprimante, photocopieuse et scanner dans un seul et même appareil.


5- Les transports


Les déplacements domicile-travail des employés peuvent également contribuer à la consommation énergétique d'un bureau. Pour limiter cet impact, il est conseillé de favoriser les modes de transport alternatifs tels que le vélo ou les transports en commun. Il est également possible de mettre en place des plans de mobilité pour encourager les employés à utiliser des modes de transport plus respectueux de l'environnement, ou alors même à mettre en place un système de covoiturage entre eux afin de limiter leur empreinte carbone sur le chemin du travail